Federica Ber de Mark Greene
Résumé :
Dans ce roman, un homme, tout en mangeant
son croissant, lit un journal italien. Dans la rubrique des faits divers, un article attire son attention. Un couple aurait été découvert mort, chacun attaché l'un à l'autre, au pied d'une muraille rocheuse des Dolomites :
« suicide ou assassinat ? ».
Assassinat, car on soupçonne une randonneuse, Federica Bersaglieri, d'en être l'auteure.
Ce nom le fait revenir vingt ans en arrière, lors d'une rencontre à Paris, qui lui a fait vivre une semaine féerique sur les toits de Paris, à dormir à la belle étoile, à boire et à rire dans les cafés.
Mais aussi soudainement qu'elle était apparue, elle a complètement disparu de sa vie jusqu'à ce jour.
Depuis il s'est posé tant de questions ! Et devant lui, maintenant, ce fait divers qui vient le perturber à nouveau ! Est-ce bien elle ? Et si oui, est-elle la meurtrière ?
Mon avis...
Nous y sommes, nous avons l'impression d'y participer, on se prend au jeu, à l'intrigue, nous sommes nous aussi un personnage des scènes racontées.
Le ton est naturel, et même tendre de temps en temps. Ce roman nous parle d'amour, d'amitié, de souvenirs, autour d'une enquête. La joie est bien présente lorsque le narrateur et Federica passent de bons moments ensemble, mais aussi la tristesse et la nostalgie après la disparition de Federica .
Nous nous retrouvons dans un passé lointain, qui alterne avec le présent du narrateur ; dans sa solitude, il nous transporte à chaque moment important de sa vie. Dans ce roman, le narrateur oppose l'hésitation et la pérennité des sentiments au jugement du monde qui ne prend en compte que les faits et les apparences. C'est un roman exigeant qui réclame une attention soutenue du lecteur pour suivre les changement de temporalités et de points de vue.
On éprouve de la curiosité face à l'intrigue. J'ai eu l'impression de me sentir engloutie dans l'histoire, car même si elle prend l'apparence d'une enquête policière, le narrateur nous laisse dans le flou et l'inachevé pour nous faire ressentir le même sentiment que lui = le manque de Federica !!
Du positif et du négatif...
L'écrivain développe un certain suspense, par exemple à la page 192 où l'on pense que le couple va mourir alors que l'écrivain décide de faire un pas de côté, d'esquiver de façon philosophique et métaphorique par "on a encore du chemin".
Il utilise un vocabulaire simple et courant. Mais ce n'est pas un livre facile à comprendre, car il nous fait naviguer dans trop d'époques en même temps. Et ce, même
si l'écriture est tout en finesse, et en fluidité.
Léa Clique