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Plus ou moins chronologique, avec quelques passages en analepse (souvenirs anciens) ou en prolepse (qui annoncent un développement ultérieur).

˂ Structure qui repose sur la chronologie des 17 interventions chirurgicales subies par la victime, jusqu’à son départ à New York au moment des attentats de novembre 2015. Deux cadres spatio-temporels : 3 mois à l’hôpital de La Salpêtrière et 6 mois aux Invalides pour la rééducation (pp. 396 et 467).

Mais aussi, structure circulaire liée aux obsessions : le cerveau de Bernard Maris, première image après les meurtres – métaphore de « l’anémone » -, les multiples difficultés de la reconstruction du visage – terme métaphorique et technique du « lambeau » -, son vélo, certaines œuvres littéraires : Proust, À La Recherche du temps perdu ; Kafka, Les Lettres à Milena (p.383 et suivantes) ; Thomas Mann, La Montagne magique ...

p.406 : « On peut dire que l’enfant est fâché avec l’Histoire. On peut aussi penser qu’il comprend, comme personne, à quel point elle est suspendue, répétitive, obsédante, aussi chronologique que circulaire ; à quel point elle ressemble à la situation du patient. »

= structure spiralaire (progression chronologique et retour permanent de la pensée sur les mêmes images engendrées par le traumatisme et les soins hospitaliers ou sur les œuvres majeures qui la nourrissent)

= mouvement de la pensée, de la réflexion qui s’approfondit avec le temps immédiateté de l’information et des articles « à chaud ».

- Récit chronologique des 10 ans de la narratrice, jusqu’au moment de l’énonciation lorsqu’elle a 15 ans.

- Événement perturbateur : explosion d’une bouteille de chantilly et mort atroce du glacier sous les yeux des deux enfants déjà traumatisés par les violences conjugales.

- Climax : Plus de deux gros chapitres consacrés à la chasse à la « femme-proie » : événement qui marque la rupture de l’influence du père sur Gilles, et qui rapproche la mère de la narratrice.

- Élément de résolution : meurtre du père par le fils, pour protéger sa sœur et sa mère.

- Situation finale : déménagement des trophées de chasse empaillés du père,  apaisement du frère, et vaillance, bravoure, énergie positive ou force vindicative de la narratrice.

Biographèmes incontournables de l’enfance

- Chap.14 : Hôpital psy. = résurgence du passé et de l’enfance

- Glissement de l’énonciation sans qu’on le perçoive immédiatement, à partir des chap.22 et 23 (viol et meurtre de l’infirmière)

- chap.24 procès

- Histoire enchâssée de la princesse capricieuse et du corps sans cicatrice / sans histoire au chap.25

- Narrateur clairement identifié à la dernière page du roman : Mademba (francophone) !

→ Alfa aurait-il, dans sa folie, violée Melle François pour offrir la jouissance physique à Mademba qui ne l’avait jamais connue, et dont l’âme est en lui ?

Structure de la chronique. Chaque chapitre est daté par des jours historiques du conflit relatés dans l’ordre chronologique, de 1967 à 1979.

 

Attaques et attentats puis conflits armés (1975 1ère Guerre du Liban) se succèdent sans relâche depuis 1968. (Occupation du Sud Liban de 1978 à 2000)

 

Seconde Guerre du Liban en 2006 + Reprises sporadiques du conflit jusqu’en 2015).

22 chap. avec énonciations plurielles et entremêlées : présent du narrateur et réflexion / coupures de journaux / reportages télévisés /  souvenirs de son histoire d’amour 20 ans plus tôt avec Federica.

- récit inventé / mise en abyme de la fiction / l’hypothèse du narrateur concernant la rencontre de Federica avec les architectes et l’explication de leur mort (avec points de vue internes des deux architectes, mais pas celui de Federica qui reste une énigme pour le narrateur)

→ + on progresse, et + la fiction enchâssée (= la création du narrateur) prédomine.

Le récit progresse au fil

- de la reconstruction de la narratrice après l’attentat de Charlie Hebdo,

- de sa recherche pour  d’un sujet de roman,

- de l’enquête qu’elle mène au sujet de l’assassinat Hrant-Dink.

 

Le Sillon = traduction du nom du journal de Hrant-Dink

→ le souvenir indélébile du sang versé des victimes de la barbarie (assassinat politique, génocide, attentats).

→ la trace que laissent les écrits.

= la structure accumule les traces laissées par le génocide, par Hrant-Dink pour qu’on n’oublie pas le massacre, et par tous ceux qui ont lutté pour la liberté, tous ceux desquels la narratrice tente de poursuivre l’œuvre.

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