Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

- Intérêt documentaire – point de vue :

1) d’une victime-témoin des événements

2) d’un patient sur les soins reçus et le professionnalisme du personnel hospitalier

3) d’un professionnel sur le travail quotidien au sein de la rédaction de Charlie Hebdo ou de Libération : l’esprit, la ligne éditoriale ou la vision du monde des deux rédactions sont explicitées et mises en valeur.

= Le roman fonctionne comme les coulisses des articles publiés dans Libération ou dans Charlie Hebdo durant son hospitalisation.

 

- Réflexion sur l’actualité, l’histoire contemporaine

- Réflexion sur les médias

1) leur nécessité face à la violence du monde

2) la critique de leur immédiateté face à l’événement ; parfois de leur manque de distance réflexive

- Réflexion sur la création littéraire et artistique (nombreuses critiques d’art), et sur le rapport entre la réalité et la fiction (p.365)

- Expression des souffrances et des sentiments éprouvés avec pudeur, mais toujours avec sincérité ou volonté d’authenticité.

+ engagement pour la survivance de l’esprit, de la culture et du droit d’expression, et hommage aux amis, parents, soignants, et collègues morts ou vivants.

= Le roman est un acte à la fois personnel (nécessaire à la reconstruction psychologique) et engagé, qui donne la preuve in fine que la beauté et la liberté n’ont pas été annihilées par l’acte vindicatif et guerrier et la volonté morbide des tueurs. Chronique-hommage (sans débordement de pathos) à tous ceux qui sont morts mais aussi à tout et tous ceux qui ont permis à l’écrivain de se reconstruire.

- Espoir de pouvoir s’extirper d’une situation familiale désastreuse

- Volonté forcenée de la jeune narratrice de s’en sortir

- Pouvoir de la motivation affective dans la réussite scolaire / intellectuelle

- Constat amoral du bienfait du meurtre d’un tyran domestique.

// p.24 du Sillon : « Les hommes peuvent mourir un peu aussi. » (femme battue, meurtrière de son mari)

- Humour de la narratrice, dû souvent à son jeune âge, à son regard d’enfant sur la réalité terrible dans laquelle elle vit.

 

- Défigurations

1) de la mère

2) de Gilles (défiguration psychique)

3) de Yaëlle

4) de la narratrice (lors de la chasse, mais défiguration partielle)

 

- narratrice attachante

< âge

< pas de nom ou prénom connus

= facilite l’identification

+ fraternité très forte

+ fin heureuse et porteuse d’espoirs.

- Grande émotion, pathétique du soldat dans une situation tragique et dont les exploits guerriers sont peu reconnus par ses supérieurs / Compassion pour le soldat qui a perdu l’esprit de douleur, pour sa grande âme détruite par l’horreur

→ mène le lecteur à éprouver de l’empathie pour un soldat qui coupe les mains des ennemis et qui viole et tue une femme.

- Barbarie des combats, des chefs des armées et des états en 14-18 : sauvagerie des combats / sacrifice conscients des soldats / sauvagerie d’Alfa due à sa culpabilité vis-à-vis de Mademba

- Critique des préjugés racistes des deux armées ennemies

= dénonciation de la construction d’une image dévalorisante de l’Africain durant la colonisation (ex : pub « banania »)

- 135 000 soldats sur le front - 35 000 morts = 2%  (1/6, soit la même proportion que dans les rangs français).

- Même pension qu’en France

< révision des dossiers en 2016, mais difficulté à la naturalisation après la décolonisation.

= injustice et mépris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Rappel historique des événements à l’origine des tensions au Moyen Orient

- Image fidèle de la complexité géopolitique et ethnique du Liban

- rappel du roman de Sorj Chalandon, Le 4ème mur

- rappel des pièces ou du roman de Wajdi Mouawad, notamment Incendie ou Anima (cauchemar d’être enterré vivant)

- rappel de Valse avec Bachir d’Ari Folman

- rappel des films de Nadine Labaki 

- Récit fictif et enchâssé de la rencontre de Federica et des architectes expliquant la cause de leur mort : préserve l’énigme qu’est Federica pour le narrateur <  c’est son opacité, son mystère, son originalité irréductible qui est à l’origine de sa passion pour elle. C’est le fait qu’elle lui échappe (géographiquement et philosophiquement) qui la rend unique, inoubliable, et éternelle.

- Mise en abyme de la création littéraire, dont l’origine est le manque, le vide, la recherche du sens de l’existence, la condition tragique de l’être humain.

- Bilan alarmant de la perte de la liberté d’expression

= Bilan d’une Turquie qui sombre lentement dans la dictature.

- Photographie / étude politique et sociale de la Turquie contemporaine.

- Réflexion de géopolitique / de politique internationale ˂ Lien essentiel entre tous les pays. Quand la Turquie persécute des minorités et assassinent les journalistes qui défendent leur cause sans aucun soutien des pays démocratiques, quand la liberté est enserrée entre Daech et la dictature turque, quand la Turquie subit des attentats djihadistes sans que les pays occidentaux réagissent, il n’est pas étonnant que ces mêmes pays subissent le même sort quelques années plus tard.

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :