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Plonger est une histoire d'amour, c'est même celle de deux amours : celui d'un père pour son fils, Hector « le plus beau de tous les héros de l'Iliade », et celui d'un homme pour sa femme, Paz,, une belle et mystérieuse Espagnole. Cet homme se nomme César, il est journaliste et écrivain, « pigeon voyageur » ou « moine soldat au service de la culture » dit-il de lui-même. Il raconte à Hector, avec humour et nostalgie, leur rencontre, leurs voyages, leurs disputes aussi, toute leur vie commune, et puis cet amour qui périt peu à peu : « On vit tellement sans amour aujourd'hui. » … et enfin le dernier voyage de César, en Arabie, ou Paz « a plongé » avec son premier amour, les requins. Noyade accidentelle ? Meurtre ? Suicide ? Il va le découvrir, et par la même occasion, dévoiler la vie de Paz en Arabie.

Christophe Ono-Dit-Biot, l'écrivain, est lui-même Grand Reporter au Point (d'autres similitudes apparaissent entre le personnage et son auteur au fur et à mesure du roman). Ono-Dit-Biot est né à Honfleur en 1975. Il n'a pas obtenu l’agrégation de Lettres, mais Plonger est son cinquième roman.

Sa plume est légère mais sait être sérieuse. Il nous décrit avec talent la vie d'un homme. Il adresse de très belles phrases, profondes et marquantes à ce fils fictif : « La vérité ça n'existe pas, comme tous les absolus qu'on n’atteint jamais. Je ne peux te donner que ma vérité, imparfaite, partiale, mais comment faire autrement ? Il manquera toujours sa vérité à elle, sa version des faits, son timbre de voix si elle pouvait encore le planter, ses gestes, son style si elle avait choisi de t'écrire », ou encore, « De ta bouche minuscule tu as cherché mon sein mais je n'en avais pas. Tout le reste je l'avais et je t'avais toi. » L'histoire commence à l'aéroport où César attend son vol vers l'Arabie, et on voyage à rebours au fil des années jusqu'à ce qu'il apprenne la vérité à Hector sur la disparition de sa mère. La dernière partie du roman où Ono-Dit-Biot décrit avec brio les fonds marins fait largement penser au film Le grand bleu de Luc Besson.

Luana B

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